Retour à l'accueil

 

Dernières parutions et nouvelles

Agenda des signatures et salons

Nos ouvrages

Les auteurs Nuit d'Avril

Diffusion et distribution

Commander nos ouvrages

A propos de Nuit d'Avril

Contacter Nuit d'Avril

 

 

 

Jean Rollin

 

Jean Rollin est né le 3 novembre 1938 à Neuilly-sur-Seine en France. Il fut élevé dans une famille d’artistes, son père était acteur et son frère peintre. A l’âge de quatre ans il découvrit Capitaine Fracasse de Marcel Carné, réalisateur du film Les Enfants du Paradis. Le film eut une telle influence sur le petit Jean qu’à partir de ce moment son plus cher désir fut de devenir réalisateur. Sa première expérience avec l’image date de son service militaire, où il apprit les règles élémentaires du montage en travaillant sur des films de recrutement. Assistant à la réalisation de films techniques et d'animation aux Films Saturne (1955), puis stagiaire aux laboratoires CTM (1956), assistant monteur dans une maison de presse filmée (1957-58), Jean Rollin tourne en 1958 un court métrage de 12 minutes en noir et blanc, Les Amours Jaunes, inspiré d’un poème de Tristan Corbière. Malheureusement, il est pratiquement impossible de se procurer les premières œuvres de Jean Rollin, il en est de même pour Ciel de Cuivre (1959). Sa première tentative de long métrage s’intitulait L'itinéraire Marin (1963). Cependant, à cause d’un manque de fonds et de la mort de l’acteur principal, le film n’a jamais été terminé (il est possible d'en voir un aperçu dans l'excellent Monster Bis Spécial Jean Rollin).

Ce n’est pas avant 1968 que le premier long métrage de Jean Rollin : Le Viol du Vampire vit le jour. On lui avait demandé de fournir un « film de vampires sexy » d’une demi-heure pour accompagner un film de vampires américain d’une heure. S’appuyant sur un budget minuscule et sur l’aide d’amis réalisateurs, le film était l’un des deux films qui sortaient à Paris cette semaine là. Les spectateurs affamés de nouveautés, le dévorèrent. L'extrait de l'ouvrage Immoral Tales, European Sex and Horror Movies (Cathal Tohill et Pete Tombs) rapporte ce à quoi ils assistèrent:

« En guise de film d'horreur, une série d'images sans rapport entre elles fut projetée : Des femmes buvant dans une immense jarre remplie de sang, une femme aveugle jouant aux quilles, une reine vampire émergeant de la mer, un mariage de vampires commençant dans la pure lignée des films de "Grand Guignol", deux amoureux enfermés dans le même cercueil, etc., jusqu’à la scène finale où le héros berce le corps de sa bien aimée dans ses bras sur la place de la Bastille déserte en récitant du Gaston Leroux. Pour couronner le tout, le film est entrecoupé d’images de nudité et d’un dialogue ridicule qui semble improvisé par les acteurs au fil de l’action. »

Point sur lequel  les auteurs d'Immoral Tales ont tout a fait raison car Jean Rollin, qui avoue n’accorder qu’une importance secondaire aux dialogues dans ses films, s'affirme comme un improvisateur au talent contesté. Il préfère, en effet, accorder plus de place à l’image qu’à la parole, j’en parlerai  plus tard dans cet article. Ainsi la première partie de Requiem Pour Un Vampire est pratiquement muette. Les scènes se succèdent les unes aux autres dans la pure tradition poétique et surréaliste des films de Rollin.

« Les gens réagirent donc de la seule façon possible : ils jetèrent tout ce qu’ils purent trouver sur l’écran. Les critiques utilisèrent tous les mots possibles et imaginables pour décrire ô combien le film était mauvais et exprimer leur sentiments vis à vis des ravages esthétiques commis par le réalisateur. Le plus tragique pour les spectateurs qui sortaient des salles fut le triste fait que le film avait fait de l’argent et que la voie de Rollin était pavée vers de nouvelles atrocités. »

Depuis, et heureusement pour nous, Jean Rollin a tourné aux alentours de 20 films sous son nom, et d'autres dans des genres allant du film policer au film pornographique. En effet, souvent contraint, par le passé, de renflouer ses finances, il a dirigé des films sous le nom de Michael Gentle, J.A Laser ou encore Michel Gentil. Un exemple typique des films qu'il a réalisé sous ce nom est Pénétrations Vicieuses dont le titre parle pour lui même... Tour à tour, réalisateur, scénariste, comédien à l'occasion, Jean Rollin fut contraint de s'éloigner de la scène cinématographique au début des années 80, faute de distributeurs intéressés et de salles. En effet, toutes les salles qui diffusaient du cinéma bis ont soit fermé, soit sont devenues des salles X. Il s'orienta donc vers le milieu littéraire. Si Aujourd'hui Gaston Leroux, Les Demoiselles de L'Etrange et Enfer Privé furent ses premiers ouvrages, c'est la publication des Deux Orphelines Vampires qui lui permit de se voir proposer et d'obtenir la direction d'une collection chez Fleuve Noir, une bien belle opportunité pour lui. Jean Rollin poursuit actuellement une carrière d'écrivain et d’éditeur et prépare la sortie de son prochain et dernier film.  

Interview filmée sur le site "Sci-Fi Universe" :
http://www.scifi-universe.com/fiche_actu.asp?id=3748

 

 

 

Ses ouvrages Nuit d'Avril :

Bestialité - Voir la fiche ouvrage

 

Bibliographie/Filmographie non exhaustive

Une petite Fille magique, Éditions du Schibboleth, 1988

La Cabriole a disparu, Liv’Éditions, 1997

- Prix de la première Œuvre pour la Jeunesse 1999 -

Les Dialogues sans fin, Éditions Mirandolle, 1998

Enfer privé, Éditions Sortilège, 1998

Monseigneur Rat, Éditions Sortilège, 1998

La Statue de Chair, Éditions Sortilège, 1998

Cauchemar d’Anniversaire, Éditions Raphaël de Surtis, 1998

Les deux Orphelines vampires, Éditions Films ABC, 2001

La petite Ogresse, Éditions Raphaël de Surtis / Éditinter, 2001

- Premier prix de l’Automnale du Livre de Sury-le-Comtal 2001 -

Gargouillis glauques, Éditions Raphaël de Surtis, 2001

La petite Fille au Cerceau, Éditions Films ABC / Raphaël de Surtis, 2002

Estelle et Edwige, les Demoiselles de l’Étrange, Éditions Films ABC, 2003

Jean-Pierre Bouyxou contre la Femme au Masque rouge, Éditions Films ABC, 2004

Les Voleuses de Foudre suivi de Tùathà, Éditions Films ABC, 2004

Rien n’est vrai (Coraline-Laurence, la Promeneuse, le Palais des Jungles,  Rebecca ou le Contenu du Rien) Éditions Films ABC, 2005

Déraison, Éditions Films ABC, 2005

Bestialité, Éditions Nuit d’Avril, 2005

 

 

Dernières nouvelles | Agenda | Titres | Auteurs | Diffusion/Distribution | Commande | Qui sommes-nous ? | Contact | Forum

Éditions Nuit d'Avril - 58700 Prémery - France
Tous droits réservés © Nuit d'Avril 2003-2008 /  Website par Unlikely Designs © 2006-2008